Marie-Paule Deville-Chabrolle expose à la Galerie des Ducs.

 

(..)

Dans ses sculptures en terre cuite comme dans ses somptueuses sanguines, c'est au travers de la perfection classique que M. P. Deville-Chabrolle est à la recherche de l'émotion.

Une émotion visuelle satisfaite sur plusieurs plans. D'abord l'harmonie est totale. Les sensuels dégradés ocres de la sanguine sur les corps féminins, sur les visages remplis d'un silence intérieur qui interroge, sur les drapés rythmés avec justesse, s'accordent avec des fonds délicieusement musicaux.

Les cadres prolongent l'unité avec un goût raffiné. L'artiste intègre sa technique, très Renaissance, dans les compositions où le fond peut être habillé de papiers (de soie ou de chiffon) froissés animant une matière toute picturale. Ces fonds contiennent vieilles photos et écriture.

Ainsi on entre en même temps dans le monde de l'histoire, de la trace, du signe, un monde de la permanence nostalgique et en même temps dans le monde du fragile et de l'éphémère. Cette écriture fragile, porteuse de messages, de rêves ou de fantasmes est en parfaite concordance avec l'extraordinaire intériorité des personnages. Les sculptures vivent de la même manière mais l'aspect très net et lisse de la terre n'invite pas au même mystère que celui dégagé dans les versions qui sont souvent de véritables peintures.

 

Jean-Marie Perrot

Retour à la revue de presse

Retour à la page d'accueil